Questions les plus fréquentes

La méthode symptothermique - symptothermie - contraception naturelle - contraception écologique

L’avocat(e) du diable, c’est celle/celui qui défend l’indéfendable, condamné d’avance. C’est un peu ce que je ressens lorsque je parle de cette méthode qui pourtant a révolutionné ma vie et celle de milliers de pratiquantes qui en sont satisfaites.

J’ai regroupé ici les interrogations et remarques les plus fréquemment entendues et les réponses qu’on peut y apporter.


« C’est vraiment sûre ta méthode, je ne vais pas tomber enceinte ? »

Oui c’est vraiment sûr, dès lors qu’on y est correctement formée. La méthode symptothermique affiche un indice de Pearl (taux de grossesses non planifiées) comparable à celui des contraceptifs hormonaux. D’après les études menées sur 20 ans, la symptothermie affiche un indice de 0,4% (0,3% pour la pilule, lorsqu’on ne l’oublie pas).

L’étude phare est celle-ci :

Frank-Herrmann, P., Heil,J., Gnoth, C. et al (2007The effectiveness of a fertility awareness based method to avoid pregnancy in relation to a couple’s sexual behavior during the fertile time: a prospective longitudinal study. Hum.Reprod., 22, 1310-1319. 

Voici un article du site Cycle Naturel que je trouve très complet sur cette question : https://cyclenaturel.fr/contraception-efficace/

Et un autre du site CLER : http://www.methodes-naturelles.fr/passer-a-laction/fidelite-efficacite/resultats-detudes-de-fiabilite


« Pourquoi n’est-elle pas plus connue si elle est si formidable cette méthode ? »

D’abord, elle nécessite un apprentissage accompagné de 6 mois. C’est une connaissance à acquérir et c’est donc plus long que de prendre un comprimé chaque jour sans trop se poser de question.

Ensuite, c’est une méthode souvent confondue avec la méthode des températures, du calendrier, du retrait… qui sont effectivement inefficaces d’un point de vue contraceptif.

Par ailleurs, c’est une méthode qui est relativement récente (à partir des années 60), que votre mère ne connaît probablement pas et à laquelle elle n’aurait pu vous sensibiliser ou vous initier.

Enfin, elle est gratuite, ne rapporte rien à l’industrie pharmaceutique alors que la pilule est consommée par 100 millions de femmes dans le monde et que rien qu’en France, 41 boîtes en sont vendues chaque minute (source : La pilule contraceptive – Pr Henri Joyeux). 


« La contraception hormonale, je risque quoi ? »

GROS. Vraiment. Les scandales sanitaires liés à la contraception hormonale s’enchaînent et pourtant on ne les prend pas suffisamment au sérieux.

Je vous invite à vous rendre sur cette page : http://www.avep-asso.org/

En moyenne, une femme met un mois par année de contraception à éliminer les restes d’hormones synthétiques de son corps. Si vous avez pris la pilule pendant 10 ans, il faudra plus ou moins 10 mois à votre corps pour éliminer les résidus de ces substances. Inquiétant de constater l’imprégnation de ces substances dans le corps me semble-t-il.


« Mais c’est pas un peu dégoûtant ta méthode ? »

Est-ce que vous trouvez votre salive ou votre sang dégoûtants ?

« Ton corps n’est pas sale » dirait le Doc de l’émission Lovin’Fun. Depuis quand observer son corps et le toucher sont-ils dégoûtants ? Observer sa glaire cervicale ou pratiquer l’auto-palpation du col de l’utérus ne sont pas des pratiques auxquelles nous avons été formées certes,mais tout s’apprend.


« Ah mais c’est compliqué, il faut calculer… »

Il n’y a rien à calculer. Ah si, il faut savoir compter jusqu’à 6 puisqu’il nous faut 6 températures basses avant la montée thermique…

Si vous calculez quelque chose, c’est que vous êtes dans une méthode qui fonctionne selon des probabilités et qui n’est pas fiable, telle la méthode Ogino.


« Je n’ai pas le temps avec ma vie ultra-bookée… »

Personnellement, je prends ma température en 40 secondes le matin, j’observe ma glaire en moins d’une minute le soir, 3 minutes pour rentrer mes observations dans l’application (n’importe quand, dans le métro par exemple), soit 5 minutes par jour. Pas le temps…vraiment ?


« J’ai compris : c’est un peu un secret de grand-mère qui se transmet… »

Peu de chance que votre grand-mère connaisse. Rien de secret,un apprentissage pour savoir s’observer puis interpréter de façon fiable ses données. Je l’enseignerai à mes filles, c’est certain. Avant d’être grand-mère 😉


« Je suis en pré-ménopause, ça ne vaut pas le coup de s’y mettre maintenant… »

Je trouve au contraire que c’est se faire un beau cadeau que de se libérer d’encore plusieurs mois de prise de contraception chimique. C’est en plus l’opportunité d’apprendre avec une conseillère à décrypter les changements qui ont lieu dans le corps durant cette période. La probabilité d’une grossesse est moins grande, on peut être plus « souple » dans la façon de pratiquer. Et enfin, vous avez peut-être des filles d’âge pubère que vous pourriez sensibiliser à la méthode.


« Donc il faut s’abstenir au moment où la libido est la plus forte ? »

J’aime beaucoup la réponse à cette question donnée par le CLER (Centre de Liaison des Équipes de Recherche sur l’amour et la famille) :

Il existe une période de plus grand désir sexuel chez certaines femmes au moment de la plus grande fertilité, mais ce n’est pas une généralité et une vérité pour toutes !

Beaucoup de choses influent sur notre désir, pas uniquement nos hormones. Pensez à toutes les femmes qui prennent la pilule (qui bloque le cycle et donc qui supprime cette période hormonale fertile) : sont-elles toutes sans désir sexuel fort ?

Donc, n’y a-t-il pas, en couple, des pistes à creuser pour favoriser l’émergence de votre désir à d’autres moments ? Car retarder son désir n’est viable que s’il peut s’exprimer pleinement plus tard, bref que l’attente aiguise l’intensité des retrouvailles. Un couple disait : “C’est vrai qu’on rate des occasions, mais qu’est-ce que c’est bon quand on peut !”
L’homme est fertile non stop 24 heures sur 24, la femme non. C’est grâce aux périodes non fertiles de la femme que le couple peut s’unir sans concevoir d’enfant. La période fertile est donc la période fertile du couple ; et plutôt que de dire “c’est la femme qui dit non !” (beaucoup de femmes le ressentent comme un poids), pourquoi ne pas passer à : “notre fertilité à tous les deux dit non” ?
 

« Dans le domaine de la régulation des naissances, nous aimerions tant trouver le moyen idéal qui soit fiable, sans effet nocif et qui nous évite les frustrations !… »

C’est un rêve :  la réalité est faite de décalages et de réajustements permanents, quelle que soit la méthode choisie. Les moyens artificiels auront d’autres inconvénients.
 

Par ailleurs, si vous constatez un désir fort, présent uniquement au moment de la période de glaire [période de fertilité, note Miss Sympto], et de manière systématique, cela peut vouloir dire autre chose et être une invitation à creuser les questions :

“pourquoi est-ce que je n’éprouve un désir sexuel qu’au moment où je peux concevoir un enfant ?” ; “où en suis-je, où en sommes-nous avec ce désir d’enfant ?” ; “en parlons-nous ensemble en vérité et en profondeur ?”.

Vous savez, cela nous habite parfois de manière surprenante et n’est pas forcément en lien avec le nombre d’enfants déjà présents, ni la raison.


Source : http://www.methodes-naturelles.fr/les_methodes_naturelles/questions-qui-fachent/pourquoi-ce-silence-general-sur-la-libido-de-la-femme-au-moment-de-la-periode-fertile-cest-juste-quand-jen-ai-envie-que-je-ne-peux-pas

Et vous, avez-vous des interrogations? Je serais ravie d’y répondre si vous le souhaitez! Vous pouvez m’écrire à contact@misssympto.com.