LE livre à offrir (absolument!) à chaque pré-adolescente, adolescente et à toutes les femmes qui l’ont manqué

Symptothermie livre adolescente

Au mois d’octobre dernier, ma fille aînée, fraîchement 10 ans, m’annonce que « ça coule dans sa culotte », au point qu’elles sont « toutes mouillées » et que ça la gêne. « C’est normal, Maman ?! »

Tel Arturo Brachetti, j’enfile ma blouse blanche d’experte qui cherche à dresser le tableau clinique de ma jeune patiente. Diagnostic : « Tout va bien ! C’est probablement des pertes blanches, c’est tout à fait normal. Prends une culotte de rechange demain dans ton cartable si vraiment cela te dérange. »

Affaire résolue. Résolue, VRAIMENT ? Des pertes blanches, c’est quoi au fait ? A 10 ans ? Au point de mouiller intégralement une culotte ?

Moi qui me targuais de ma culture sur les questions d’intimité féminine, un doute m’assaille et finalement, je ne suis plus si certaine de ma conclusion hypothético-déductive.

Sans transition, connaissez-vous le Tsundoku, ou mot japonais qui traduit l’art d’acheter un livre qu’on ne lira jamais ?

J’ai une tendance lourde (le mot pathologie n’est pas adapté) à acheter très régulièrement des ouvrages que je n’ai, à mon regret, pas le temps de lire. Aussi, au moment où le doute m’assaille (voir plus haut), je me souviens avoir acquis le 4 août 2018 (oui, je note toujours au crayon les dates d’achat et de fin de lecture) un livre qui me paraît tout indiqué pour en apprendre plus sur le sujet. Il s’intitule « Que se passe-t-il dans mon corps ? Tout savoir sur le cycle menstruel, les règles et la fertilité » du docteur Elisabeth Raith-Paula et s’adresse en priorité aux filles de 10 à 14 ans.

Consultation du sommaire : ouf, les pages 50 et 51 traitent précisément de ces « pertes blanches ». Et qu’apprends-je ? Que ces pertes ne sont pas autre chose que de la glaire cervicale, la même que j’observe moi-même tous les mois dans le cadre de la symptothermie.

Ma fille va donc très bien, son corps se met en route progressivement vers la puberté. Comment ai-je pu passer à côté de cela ? La lecture de ce livre devient dès lors pour moi une priorité.

Et je ne le regrette pas : c’est une PEPITE en or de celle qu’on ne peut pas garder pour soi, le livre indispensable à faire lire à la moitié de l’humanité. En tout cas à notre petite échelle, a minima à toutes les pré- et adolescentes de notre entourage et à toutes les femmes adultes qui l’ont manqué (moi et vous aussi, probablement).

En quoi ce livre est-il exceptionnel et mérite-t-il une lecture ?

Parce que rien qu’en tant qu’adultes, égoïstement, on y apprend vraiment des choses qu’on aurait aimé savoir bien avant.

Par exemple, saviez-vous que :

la femme ne peut pas tomber enceinte pendant ses règles. Mais elle peut confondre des « vraies » règles avec des saignements qui y ressemblent beaucoup sans en être.

la 2ème ovulation est un mythe. Il peut exceptionnellement s’en produire une mais uniquement quelques heures après la première.

l’ovule non fécondé n’est pas éliminé pendant les saignements des règles mais il disparaît sur les lieux même où il est arrivé, dans la trompe.

nos ovules ont le même âge que nous ; ils ont 12 ans quand nous avons 12 ans, 50 ans quand nous avons 50 ans. La ménopause n’est pas du à un manque d’ovules (400 000 au départ) mais au fait que les restants sont fatigués.

– le col de l’utérus comprend des cryptes cervicales, c’est-à-dire une centaine de glandes qui sont de véritables « centres de remise en forme et de santé » pour les spermatozoïdes où ils peuvent séjourner jusqu’à 5 jours !

– pendant les quelques jours autour de l’ovulation, le col de l’utérus s’ouvre tout de même de 5 à 7,5 mm, largement perceptible au toucher !

– non seulement le sang des règles n’est pas sale, mais il est d’une richesse absolue : vitamines, protéines, glucides, cuivre, magnésium, calcium, potassium, d’autres sels minéraux et des anticorps ! Pensez à en faire profiter vos plantes si vous utilisez une cup !

A qui s’adresse-t-il ?

A la pré-adolescente avant l’avènement de ses premières règles, à l’adolescente qui a eu ses règles, à l’adolescente/jeune adulte à qui la problématique de contraception se pose, à la femme adulte, à la maman (tante et autre femme de confiance) qui a envie d’accompagner au mieux une jeune fille dans la découverte de sa féminité et enfin aux profs de biologie humaine et de SVT.

Pour ces derniers, l’illustration du cycle menstruel où les principaux éléments et les diverses étapes sont présentés comme des « acteurs » est un pur bijou. Quand on sait la complexité du sujet avec les rétroactions hormonales à expliquer…tout y est de façon simple et ludique. Bravo à l’auteure ! (Ce bijou se trouve pages 44 et 45 😊)

A quel âge faut-il le lire ?

Je trouve la première partie (les 50 premières pages) parlant du cycle menstruel avec ou sans fécondation parfaitement adaptée, dans le ton et le vocabulaire employés, à la pré-adolescente avant l’avènement des premières règles ; on l’aide à « décrypter le langage secret de son corps », rien de moins !

Sont abordés ensuite le sujet des règles (pages 50 à 70), des réponses très pratiques à la question centrale « serviettes ou tampons ? » et comment tenir un journal de cycle, une excellente idée ! Ces thèmes sont parfaits pour l’adolescente qui a eu ses règles.

Le livre initie ensuite à la symptothermie et donc à l’observation de soi (pages 70 à 108).  On y parle dès lors du col de l’utérus et les rapports sexuels sont mentionnés pour ensuite aborder la question contraceptive. Il me semble donc que ces sujets peuvent être lus par une adolescente plus âgée ou une jeune adulte dont la préoccupation de la contraception devient importante.

Les mamans et les jeunes femmes à la recherche active d’un mode de contraception apprécieront d’entendre parler de la fonction protectrice des hormones naturelles et des risques engendrés par la pilule tels que thromboses, infarctus, AVC, cancer du sein sans minimiser les effets secondaires recherchés par la prise de la pilule : règles douloureuses, régularité du cycle par exemple (de la page 109 à la fin).

Enfin, les femmes adultes, mamans ou non, en apprendront plus sur elles tout au long du livre.

Je ne sais pas si cette progression est voulue, mais il me semble que cela en fait un véritable livre d’accompagnement. Le livre ne se lira pas donc pas en entier immédiatement, sauf si vous êtes une femme adulte, mais selon l’âge, de plus en plus loin.

J’adore le message véhiculé page 27 qui explique que chaque enfant est un véritable Champion, issu du meilleur des spermatozoïdes parmi des millions et du meilleur des ovules, parmi la vingtaine qui se prépare à chaque cycle. Une belle façon de gagner en estime de soi 😊

Les mots sont simples, le ton très bienveillant, le papier glacé, la mise en page colorée, la police de caractère agréable à la lecture et les témoignages vivants. Les informations sont nombreuses, les choses sont dites.

Une PEPITE.

Maintenant que j’en ai fini avec sa lecture, je vais proposer à ma fille la première partie et en ferai un retour prochainement.

Dites moi : avez-vous envie de le lire? Si cela est déjà fait, qu’en avez-vous pensé? Et n’hésitez pas à faire suivre si vous pensez que cela peut être utile à une femme de votre entourage!

Les 3 indispensables de votre intimité féminine

La méthode symptothermique - symptothermie - contraception naturelle - contraception écologique

(Mais quel est le rapport entre le titre de l’article et cette photo? Réponse dans quelques lignes…)

En 2011, bien avant la Kondomania, rapport au best-seller de Marie Kondo, j’ai été définitivement convaincue par ” L’art du désencombrement ” d’Alice Le Guiffant et Laurence Paré. Annoté partout, livre de chevet régulier et cadeau plusieurs fois offert.

Dès lors, devenue officiellement adepte de la simplicité volontaire, chaque objet entrant chez moi fait l’objet d’un recrutement très pointu. A l’instar du jugement de l’âme dans l’Egypte antique qui statue sur ses droits à la vie éternelle à l’aide d’une balance, l’objet dont le plateau utilité n’est pas aussi léger qu’une plume n’aura JAMAIS accès à mon domicile.

Je vous révèle les 3 heureux élus qui ont non seulement passé avec succès cette année ce test de sélection (et la porte d’entrée de mon intérieur, au propre et figuré) mais ont de plus prouvé à l’usage quotidien les bénéfices sensibles pour le bien-être de mon intimité féminine.

1. Le tabouret de toilettes

Découvert lors de la lecture du ” Charme discret de l’intestin ” de Giulia Enders, hilarant dans sa première partie, j’ai été séduite par l’argument de la préservation du périnée puisqu’il n’y a plus à pousser en allant à la selle.

Pour celles qui n’ont pas lu le livre et qui veulent comprendre l’utilité précise d’un tabouret de toilette et/ou pour celles qui veulent a minima un sourire jusqu’aux oreilles, une vidéo incroyable aux 35 millions de vue réalisée par des vendeurs de tabourets de toilettes.

La version courte d’1’11 sous-titrée en français :

Symptothermie tabouret de toilettes

 

J’ai opté pour un petit tabouret (photo de gauche!) fabriqué à partir de métal récupéré dans les bateaux, acheté dans la fabuleuse boutique D’éco-logique à Dinan (22). Autre possibilité de récupération : le marche pied de vos enfants qui était dans la salle de bain et qui ne sert plus aujourd’hui sera ravi de se voir considéré utile à nouveau.

Grâce au tabouret de toilettes, votre périnée vous dit merci.

 

2. Les serviettes hygiéniques lavables…pour la nuit uniquement

Ecologiques, économiques, respirantes…beaucoup d’avantages bien expliqués sur les sites revendeurs.

Personnellement, je les trouve trop épaisses en journée. En revanche, je les ai définitivement adoptées pour la nuit. La douceur du tissu est bien plus agréable que les matières synthétiques (et toxiques) des équivalents jetables et s’harmonisera parfaitement avec votre fameuse culotte en coton très confortable portée à la maison pendant vos règles. J’ai choisi celles -ci, de couleur rouge ou foncée avec de jolis motifs pour ne pas trop percevoir la tache que je ne sais définitivement pas faire partir mais peu m’importe.

 

Symptothermie Serviettes hygiéniques lavables

Grâce aux serviettes hygiéniques lavables, vos muqueuses sensibles vous disent merci.

 

3. Le mélange gagnant huile de coco-Tea tree

La natation est une pratique sportive aux multiples avantages mais son eau chlorée ne convient pas à l’équilibre subtil de ma flore vaginale. Dit autrement, dans les jours qui suivent, si je ne fais rien, ça pique, voire dégénère en mycose. Mais j’ai trouvé ma recette magique utilisée désormais systématiquement après une séance de piscine.

Après avoir rincé et étendu votre maillot de bain, prenez une noisette d’huile de coco qui va fondre dans la paume de votre main, ajoutez 1 goutte d’huile essentielle de Tea tree et massez délicatement votre vagin avec. L’action antibactérienne et antifongique de l’huile de coco additionnée à celle du Tea tree va garantir un assainissement du vagin qui sera le bienvenu et évitera les désagréments évoqués plus haut.

Symptothermie huile de coco -Tea tree

J’utilise également ce mélange à la sortie des règles pour rééquilibrer cette zone dont le pH a varié et la flore avec.

Grâce à ce mélange huile de coco-Tea tree, votre vagin vous dit merci.

 

Vous l’entendez ? Oui, c’est bien votre intimité qui vous dit merci du fond de son cœur.

Chronologie d’une quête contraceptive et comment j’ai trouvé le graal (et peut-être le vôtre, ou celui de vos filles, cousines, amies…)

La méthode symptothermique - symptothermie - contraception naturelle - contraception écologique

J’ai 15 ans. Je prends avec sérieux et régularité la contraception prescrite sous la forme d’une pilule oestro-progestative. Pas moins de 15 différentes testées, me causant soit de fortes douleurs mammaires soit une importante sècheresse vaginale. Je termine finalement avec de la progestérone uniquement, un médicament détourné de son usage premier à destination des femmes ménopausées.

Un goût de « C’est incroyable comme mon corps ne tolère pas si bien un produit pourtant dit de 3ème génération donc testé et validé scientifiquement ? Est-ce que mon corps ne fonctionnerait pas bien ? »

J’ai 17 ans. Je découvre La maladie de Sachs et son auteur Martin Winckler, médecin. Je dévore ses autres écrits, dont Le chœur des femmes. Ayant confiance en ce médecin humain, professionnel et avec un regard critique sur la médecine telle que la conçoivent et la pratiquent certains de ses confrères, je me procure son Contraceptions mode d’emploi. Révélation. Il n’y a pas que la sacro-sainte pilule qui puisse empêcher la conception, même chez les nullipares.

J’ai 19 ans. Conversation informelle à la fac avec une amie dont l’oncle est gynécologue qui lui confiait le jour précédent à quel point il était préoccupé des effets extrêmement néfastes de la contraception hormonale sur la santé des femmes à long terme. Quoi, un gynécologue-sachant qui dit que c’est dangereux ?!? On nous aurait menti sur le fait qu’il n’est pas si anodin de prendre la pilule ? Une petite alarme rouge s’allume ce jour-là dans ma tête pour ne plus jamais s’éteindre.

J’ai 28 ans. Je suis la maman de deux enfants et ne souhaite pas en avoir d’autres. La lecture des dangers de la contraception hormonale finit par me convaincre qu’elles ne m’empoisonneront plus.

Après deux tentatives infructueuses de pose de stérilet par des internes à l’hôpital, un utérus perforé par un gynécologue libéral qui ne prend pas le soin de mesurer mon (petit) utérus, et l’exceptionnelle prestation (rassurante, douce, pédagogue) de la gynécologue de ma maman, je suis l’heureuse détentrice d’un D.I.U. UT 380 Short, stérilet en cuivre.

J’ai 33 ans. Règles très peu abondantes, aucun effet secondaire, libido retrouvée, je pense avoir trouvé mon graal de la contraception. La gynécologue qui me suit m’indique qu’il va falloir songer à le remplacer.

J’ai 34 ans. Je découvre l’œuf de yoni et les ateliers de la Femme Lune® au Centre Tao de Paris. Le respect de mon corps de femme et son écoute sont au cœur de ma quête personnelle. Ce stérilet qui enflamme en permanence ma muqueuse utérine ? Qui empêche la vibration de l’orgasme dans mon utérus ? Mon compagnon qui se plaint de sentir les fils en nylon et qui a peur de s’y blesser ? C’est décidé : je ne veux plus de ce stérilet.

J’ai 35 ans. La gynécologue me met une douce pression pour changer ce stérilet. Je n’en veux plus mais par quoi le remplacer ? Je lis et relis mon guide de la contraception et le site institutionnel www.choisirsacontraception.fr pour trouver une autre méthode.

– Contraceptions hormonales : définitivement non. Je conserve ma santé et ma libido chérie.

– Stérilet en cuivre : exclu. Tu piques, tu n’as rien à faire là. Mon utérus veut se retrouver enfin débarrassé de toi, tu n’es plus le bienvenu.

– Le préservatif masculin : on ne va pas se mentir, c’est indiscutablement indispensable contre les IST, mais en couple stable, quand on peut éviter son usage obligatoire et systématique, c’est plus confortable.

– Le préservatif féminin : l’anti-glamour par excellence, non merci.

– Les spermicides, diaphragmes, éponges : les mettre entre 30 minutes et 2 heures avant. Où est la spontanéité de l’acte d’amour ? Fiabilité inférieure à 100%. De plus, il est précisé que cela ne convient pas aux femmes sujettes aux infections urinaires et en étant malheureusement coutumière, je passe mon tour.

– La méthode du retrait : d’abord, je trouve que ça gâche un peu la fête et surtout, il est EXCLU que je tombe enceinte, donc trop peu fiable à mon goût.

– La ligature des trompes : oui, j’y ai même songé et j’en avais parlé à un gynécologue lors d’une consultation. Après les ateliers de la Femme Lune®, je me suis remerciée de ne pas avoir opté pour cette technique qui reste une sorte de mutilation interne. Et pour celles qui ont un peu suivi la méthode Essure présentée comme une technique révolutionnaire il y a quelques années, elle se révèle dramatique car de nombreuses femmes ont présenté des complications majeures suite à sa pose.

Que reste-t-il ? WHAT ELSE ?

Je lis l’ouvrage du Pr Henri Joyeux et de Dominique Vialard, La pilule contraceptive, pas vraiment pour me convaincre de la dangerosité de la contraception hormonale, c’est déjà fait, mais pour voir ce qu’il proposait aux jeunes filles. Ma fille aînée a 10 ans, que lui proposer quand il sera temps de la conseiller ?

Page 280 est abordée la contraception écologique qu’est la Méthode symptothermique appelée également Méthode des indices combinés.

Cette méthode, j’en ai très rapidement entendu parler 18 mois auparavant lors d’une consultation chez une naturopathe. Elle ne s’est pas étendue dessus car elle était elle-même en train de se former, mais j’ai conservé le nom de la méthode en mémoire. Je me souviens m’être dit : « Improbable cette méthode new wave – hippie. J’espère qu’elle n’est pas contre un bébé surprise ».

Je me suis procuré l’ouvrage publié par la fondation Symptotherm, La Symptothermie complète et ô miracle, je tenais ma nouvelle méthode. Fière de l’annoncer à celui qui allait devenir par la même occasion, un Symptoboy, le partenaire de la Symptogirl que j’allais devenir. Je me suis formée à la méthode et ai eu l’intime conviction qu’il fallait la diffuser au plus grand nombre de femmes qui, j’en suis certaine, connaissent la même quête contraceptive que moi.

A celles à qui la méthode de contraception convient, nul besoin d’en changer, je ne cherche pas à faire de prosélytisme.

Si vous lisez ces lignes, il est probable que vous êtes de celles qui sont curieuses d’oser faire différemment, peut-être également au bout de votre quête. Mon objectif est de répondre à toutes vos interrogations et lever tous les freins qui pourraient vous empêcher d’adopter, mieux qu’une méthode, une nouvelle compréhension de votre corps de femme et la gestion de sa fertilité.