Chronologie d’une quête contraceptive et comment j’ai trouvé le graal (et peut-être le vôtre, ou celui de vos filles, cousines, amies…)

La méthode symptothermique - symptothermie - contraception naturelle - contraception écologique

J’ai 15 ans. Je prends avec sérieux et régularité la contraception prescrite sous la forme d’une pilule oestro-progestative. Pas moins de 15 différentes testées, me causant soit de fortes douleurs mammaires soit une importante sècheresse vaginale. Je termine finalement avec de la progestérone uniquement, un médicament détourné de son usage premier à destination des femmes ménopausées.

Un goût de « C’est incroyable comme mon corps ne tolère pas si bien un produit pourtant dit de 3ème génération donc testé et validé scientifiquement ? Est-ce que mon corps ne fonctionnerait pas bien ? »

J’ai 17 ans. Je découvre La maladie de Sachs et son auteur Martin Winckler, médecin. Je dévore ses autres écrits, dont Le chœur des femmes. Ayant confiance en ce médecin humain, professionnel et avec un regard critique sur la médecine telle que la conçoivent et la pratiquent certains de ses confrères, je me procure son Contraceptions mode d’emploi. Révélation. Il n’y a pas que la sacro-sainte pilule qui puisse empêcher la conception, même chez les nullipares.

J’ai 19 ans. Conversation informelle à la fac avec une amie dont l’oncle est gynécologue qui lui confiait le jour précédent à quel point il était préoccupé des effets extrêmement néfastes de la contraception hormonale sur la santé des femmes à long terme. Quoi, un gynécologue-sachant qui dit que c’est dangereux ?!? On nous aurait menti sur le fait qu’il n’est pas si anodin de prendre la pilule ? Une petite alarme rouge s’allume ce jour-là dans ma tête pour ne plus jamais s’éteindre.

J’ai 28 ans. Je suis la maman de deux enfants et ne souhaite pas en avoir d’autres. La lecture des dangers de la contraception hormonale finit par me convaincre qu’elles ne m’empoisonneront plus.

Après deux tentatives infructueuses de pose de stérilet par des internes à l’hôpital, un utérus perforé par un gynécologue libéral qui ne prend pas le soin de mesurer mon (petit) utérus, et l’exceptionnelle prestation (rassurante, douce, pédagogue) de la gynécologue de ma maman, je suis l’heureuse détentrice d’un D.I.U. UT 380 Short, stérilet en cuivre.

J’ai 33 ans. Règles très peu abondantes, aucun effet secondaire, libido retrouvée, je pense avoir trouvé mon graal de la contraception. La gynécologue qui me suit m’indique qu’il va falloir songer à le remplacer.

J’ai 34 ans. Je découvre l’œuf de yoni et les ateliers de la Femme Lune® au Centre Tao de Paris. Le respect de mon corps de femme et son écoute sont au cœur de ma quête personnelle. Ce stérilet qui enflamme en permanence ma muqueuse utérine ? Qui empêche la vibration de l’orgasme dans mon utérus ? Mon compagnon qui se plaint de sentir les fils en nylon et qui a peur de s’y blesser ? C’est décidé : je ne veux plus de ce stérilet.

J’ai 35 ans. La gynécologue me met une douce pression pour changer ce stérilet. Je n’en veux plus mais par quoi le remplacer ? Je lis et relis mon guide de la contraception et le site institutionnel www.choisirsacontraception.fr pour trouver une autre méthode.

– Contraceptions hormonales : définitivement non. Je conserve ma santé et ma libido chérie.

– Stérilet en cuivre : exclu. Tu piques, tu n’as rien à faire là. Mon utérus veut se retrouver enfin débarrassé de toi, tu n’es plus le bienvenu.

– Le préservatif masculin : on ne va pas se mentir, c’est indiscutablement indispensable contre les IST, mais en couple stable, quand on peut éviter son usage obligatoire et systématique, c’est plus confortable.

– Le préservatif féminin : l’anti-glamour par excellence, non merci.

– Les spermicides, diaphragmes, éponges : les mettre entre 30 minutes et 2 heures avant. Où est la spontanéité de l’acte d’amour ? Fiabilité inférieure à 100%. De plus, il est précisé que cela ne convient pas aux femmes sujettes aux infections urinaires et en étant malheureusement coutumière, je passe mon tour.

– La méthode du retrait : d’abord, je trouve que ça gâche un peu la fête et surtout, il est EXCLU que je tombe enceinte, donc trop peu fiable à mon goût.

– La ligature des trompes : oui, j’y ai même songé et j’en avais parlé à un gynécologue lors d’une consultation. Après les ateliers de la Femme Lune®, je me suis remerciée de ne pas avoir opté pour cette technique qui reste une sorte de mutilation interne. Et pour celles qui ont un peu suivi la méthode Essure présentée comme une technique révolutionnaire il y a quelques années, elle se révèle dramatique car de nombreuses femmes ont présenté des complications majeures suite à sa pose.

Que reste-t-il ? WHAT ELSE ?

Je lis l’ouvrage du Pr Henri Joyeux et de Dominique Vialard, La pilule contraceptive, pas vraiment pour me convaincre de la dangerosité de la contraception hormonale, c’est déjà fait, mais pour voir ce qu’il proposait aux jeunes filles. Ma fille aînée a 10 ans, que lui proposer quand il sera temps de la conseiller ?

Page 280 est abordée la contraception écologique qu’est la Méthode symptothermique appelée également Méthode des indices combinés.

Cette méthode, j’en ai très rapidement entendu parler 18 mois auparavant lors d’une consultation chez une naturopathe. Elle ne s’est pas étendue dessus car elle était elle-même en train de se former, mais j’ai conservé le nom de la méthode en mémoire. Je me souviens m’être dit : « Improbable cette méthode new wave – hippie. J’espère qu’elle n’est pas contre un bébé surprise ».

Je me suis procuré l’ouvrage publié par la fondation Symptotherm, La Symptothermie complète et ô miracle, je tenais ma nouvelle méthode. Fière de l’annoncer à celui qui allait devenir par la même occasion, un Symptoboy, le partenaire de la Symptogirl que j’allais devenir. Je me suis formée à la méthode et ai eu l’intime conviction qu’il fallait la diffuser au plus grand nombre de femmes qui, j’en suis certaine, connaissent la même quête contraceptive que moi.

A celles à qui la méthode de contraception convient, nul besoin d’en changer, je ne cherche pas à faire de prosélytisme.

Si vous lisez ces lignes, il est probable que vous êtes de celles qui sont curieuses d’oser faire différemment, peut-être également au bout de votre quête. Mon objectif est de répondre à toutes vos interrogations et lever tous les freins qui pourraient vous empêcher d’adopter, mieux qu’une méthode, une nouvelle compréhension de votre corps de femme et la gestion de sa fertilité.

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